Restaurateur et CHR : la facturation électronique en 2026, ce qui vous concerne vraiment
Dans la restauration et le CHR, l'essentiel de votre chiffre d'affaires vient de particuliers, encaissés à la caisse. La réforme vous concerne, mais pas comme on vous le vend. Votre sujet n'est pas d'émettre des factures électroniques à vos clients de table. C'est l'e-reporting de vos encaissements et la gestion de vos taux de TVA.
Ce qui change pour votre métier
- Vos ventes aux particuliers ne donnent PAS lieu à des factures électroniques envoyées client par client. Lorsqu'elles entrent dans les catégories de l'article 290 du CGI, elles font l'objet d'un e-reporting via votre plateforme agréée. Le calendrier est le même que pour l'émission (2027 pour les micro, TPE et PME).
- La restauration cumule les taux de TVA. Le 10 % s'applique à la consommation sur place et à la vente à emporter à consommer immédiatement. Le 5,5 % couvre les produits alimentaires vendus pour une consommation différée (conditionnés, conservables). Le 20 % vise les boissons alcoolisées. Vos données d'encaissement transmises en e-reporting doivent ventiler ces taux correctement : c'est votre logiciel de caisse qui les porte.
- Vous utilisez déjà, ou devez utiliser, un logiciel de caisse conforme à la réglementation anti-fraude à la TVA (systèmes certifiés, type NF525). Ce sont ces encaissements enregistrés qui alimenteront l'e-reporting via une plateforme agréée. Vérifiez que votre éditeur de caisse se connecte bien à une plateforme, ou prévoyez d'en ajouter une.
- Vos ventes à des entreprises (séminaires, banquets, traiteur pour des sociétés, notes réglées par un employeur) sont, elles, de vraies opérations B2B. Vous devez pouvoir recevoir des factures électroniques dès le 1er septembre 2026. L'émission suit à partir du 1er septembre 2027.
- Rappel qui ne change pas : la note (addition) reste obligatoire pour vos clients particuliers au-delà de 25 € TTC, et sur simple demande en dessous. L'e-reporting ne remplace pas cette obligation de remise.
Le top 3 pour votre profil, calculé par notre grille
Nous avons passé au simulateur les profils types du métier, avec la même grille publique que pour tous les visiteurs (aucun classement manuel, méthode publique) :
Restaurant ou café indépendant, gros volume d'encaissements
Profil passé au simulateur : statut : TPE · besoin : comptabilité et déclarations · volume : plus de 50 factures/mois · budget : jusqu'à 15 €/mois · outils : aucun outil en place.
1. iPaidThat · dès 7 €/mois HT
Solution de pré-comptabilité et de gestion de factures du Groupe BPCE, Plateforme Agréée orientée TPE/PME, déployée nativement auprès des clients professionnels Banque Populaire et Caisse d'Épargne.
Lire la fiche iPaidThat →2. Azopio · dès 14,95 €/mois
Plateforme de pré-comptabilité et de facturation orientée TPE/PME et cabinets comptables, avec conformité e-facturation incluse dans tous ses plans dès 14,95 € HT/mois.
Lire la fiche Azopio →3. Billit · dès 7,50 €/mois HT
Plateforme agréée d'origine belge à petit prix d'entrée, centrée sur la facturation électronique et la digitalisation des documents pour indépendants et PME, sans CRM ni services fiscaux français intégrés. Formule gratuite limitée à l'émission de factures de vente ; licence complète dès 7,50 € HT/mois, souscrite au trimestre ou à l'année.
Lire la fiche Billit →Petite structure qui démarre (food truck, salon de thé)
Profil passé au simulateur : statut : micro-entrepreneur · besoin : être en règle, simplement · volume : 10 à 50 factures/mois · budget : gratuit si possible · outils : aucun outil en place.
1. Abby · gratuit
Pensé pour les micro-entrepreneurs : facturation gratuite illimitée, estimation des cotisations URSSAF, plateforme agréée.
Lire la fiche Abby →2. Tiime · gratuit
Facturation gratuite et illimitée avec une pré-comptabilité propre, particulièrement adapté si vous travaillez déjà avec un expert-comptable.
Lire la fiche Tiime →3. Qonto · gratuit
Une facturation électronique gratuite et illimitée, adossée à un compte pro complet si vous en voulez un : les deux au même endroit.
Lire la fiche Qonto →Questions fréquentes
Je ne facture pas mes clients au restaurant, suis-je quand même concerné ?
Oui, mais par l'e-reporting, pas par la facture électronique. Vos ventes aux particuliers donnent lieu à une transmission de données d'encaissement (globalisées) via une plateforme agréée, à partir du 1er septembre 2027. Vous devez par ailleurs pouvoir recevoir des factures électroniques de vos fournisseurs dès le 1er septembre 2026.
Comment gérer les différents taux de TVA (10 %, 5,5 %, 20 %) ?
Votre logiciel de caisse ventile déjà ces taux à chaque vente. La plateforme agréée transmet ensuite ces données à l'administration dans le cadre de l'e-reporting. L'enjeu n'est pas de tout ressaisir, mais de vérifier que votre caisse et votre plateforme communiquent correctement.
Ma caisse enregistreuse certifiée suffit-elle ?
Elle enregistre vos encaissements, ce qui est indispensable, mais l'e-reporting passe par une plateforme agréée. Deux cas : votre éditeur de caisse est lui-même agréé ou s'y connecte, ou vous ajoutez une plateforme agréée qui récupère vos données de caisse.
Sources réglementaires : impots.gouv.fr (facturation électronique et e-reporting), economie.gouv.fr, francenum.gouv.fr. Tarifs et périmètres des plateformes relevés le 14/07/2026 : détail et sources dans les fiches. Cette page oriente, elle ne constitue pas un conseil fiscal, comptable ou juridique. Votre cas précis se vérifie sur votre espace professionnel ou avec votre comptable.