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Réception obligatoire pour tous les assujettis à la TVA établis en France, redevables ou non : 1er septembre 2026 Émission : possible dès maintenant, obligatoire le 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et ETI, le 1er septembre 2027 pour les PME, TPE et micro

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Facturation électronique : sanctions et amendes 2026

La réforme prévoit trois régimes distincts. Les confondre conduit à une erreur importante. Le droit à l'erreur de trente jours couvre notamment la première infraction d'émission et d'e-reporting. Il ne couvre pas le défaut de plateforme de réception.

Le barème en un coup d'œil

ManquementSanction côté entrepriseAvant l'amende
Facture B2B non émise sous forme électronique50 EUR par facture, plafond de 15 000 EUR par année civileDroit à l'erreur sous conditions pour une première infraction
Données de transaction ou de paiement non transmises500 EUR par transmission, plafond de 15 000 EUR par année civileDroit à l'erreur sous conditions pour une première infraction
Absence de plateforme pour recevoir500 EUR, puis 1 000 EUR renouvelablesMises en demeure successives de trois mois

Émission : 50 EUR par facture

L'article 1737 III du CGI sanctionne le non-respect de l'obligation d'émission électronique. L'amende est de 50 EUR par facture, dans la limite de 15 000 EUR par année civile. Cette obligation commence le 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les ETI. Pour les PME, TPE et micro-entreprises, elle commence le 1er septembre 2027.

E-reporting : 500 EUR par transmission

L'article 1788 D prévoit 500 EUR par transmission manquante ou non conforme pour l'assujetti, avec un plafond annuel de 15 000 EUR. Pour une plateforme agréée, la sanction est de 750 EUR par transmission, plafonnée à 100 000 EUR par année civile. Le périmètre des données de transaction et de paiement est expliqué dans notre guide e-reporting.

Réception : mise en demeure, puis 500 EUR et 1 000 EUR

Si un assujetti n'a pas de plateforme agréée pour recevoir, l'administration le met d'abord en demeure de se conformer dans un délai de trois mois. Si le manquement persiste, l'amende est de 500 EUR. Une nouvelle mise en demeure de trois mois est alors adressée. La persistance entraîne ensuite 1 000 EUR. Une nouvelle amende de 1 000 EUR s'applique après chaque période de trois mois précédée d'une mise en demeure infructueuse.

Point juridique clé : l'article 1737 V énumère les sanctions éligibles au droit à l'erreur et n'y inclut pas le IV bis relatif à la réception. Régulariser vite reste indispensable, mais il ne faut pas promettre ici une exonération de trente jours.

Le droit à l'erreur de trente jours, exactement

Pour l'émission et l'e-reporting, les amendes ne s'appliquent pas à une première infraction commise pendant l'année civile en cours et les trois années précédentes. Il faut pour cela que l'infraction soit réparée spontanément ou dans les trente jours suivant une première demande de l'administration. Cette règle ne doit pas être étendue au défaut de réception.

La tolérance de démarrage n'est pas un report

Deux textes officiels, tous deux du 11 juillet 2026, décrivent la conduite que l'administration tiendra au démarrage. Le communiqué de presse n° 898 du ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, annonce une approche « tolérante et bienveillante, fondée sur le dialogue, la bonne foi et la proportionnalité ». Pas de sanctions, au démarrage, pour « les entreprises de bonne foi qui rencontrent une difficulté et qui engagent le travail nécessaire pour régulariser leur situation ». Le même communiqué ouvre un numéro d'assistance DGFiP, le 0806 807 807, du lundi au vendredi de 8h30 à 18h.

Le guide pratique DGFiP, publié le même jour sur impots.gouv.fr, traduit cette doctrine en 29 questions-réponses. Sa question 29 précise que les sanctions ne seront pas appliquées « de manière immédiate, automatique et aveugle » lorsque la difficulté est « réelle, documentée et suivie d'actions de correction ». La même question ajoute aussitôt que cette approche ne signifie pas que l'obligation est reportée ou suspendue. Notre décryptage question par question en détaille la portée.

Un troisième texte s'ajoute le 27 août 2026 : la foire aux questions « Tout savoir sur la facturation électronique », PDF de dix pages mis en ligne sur impots.gouv.fr. À la question « Y aura-t-il des sanctions en 2026 ? », la DGFiP répond « Non », puis précise aussitôt que « la réforme prévoit bien un régime de sanctions » et que l'administration « mettra en œuvre une approche pédagogique et proportionnée » : les entreprises en difficulté « seront accompagnées afin de se mettre progressivement en conformité, sans être sanctionnées immédiatement ou automatiquement » (page 8). Le même document annonce que l'administration « fera preuve, durant cette phase de transition, de bienveillance et de tolérance à l'égard des entreprises qui rencontreraient des difficultés au 1er septembre 2026 » (page 8).

Trois limites ressortent des textes eux-mêmes. Cette doctrine d'application n'est pas une loi : l'article 1737 reste opposable dans ses montants comme dans sa gradation. Ni le communiqué ni le guide ne fixent de date de fin à cette phase de démarrage ; la foire aux questions du 27 août 2026 répond pour l'année 2026 seulement et ne dit rien de 2027. Enfin, la bonne foi s'apprécie sur pièces. Conservez donc les preuves de choix de plateforme, tests, tickets support et actions de régularisation.

Sources officielles vérifiées le 28/08/2026 : article 1737 du CGI et article 1788 D du CGI (versions en vigueur du 21 février 2026 au 1er janvier 2027), communiqué n° 898 du 11 juillet 2026 et guide pratique DGFiP (PDF), foire aux questions DGFiP du 27 août 2026 (PDF). Cette page informe et ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal.

Questions fréquentes

Le droit à l'erreur de trente jours couvre-t-il l'absence de plateforme de réception ?

Non. L'article 1737 V ne vise pas le IV bis relatif au défaut de réception. Ce manquement suit son propre régime de mises en demeure de trois mois, puis d'amendes de 500 EUR et 1 000 EUR.

Quelle amende pour une facture qui aurait dû être électronique ?

50 EUR par facture, dans la limite de 15 000 EUR par année civile pour l'entreprise, selon l'article 1737 III du CGI.

Quelle amende pour un e-reporting manquant ?

500 EUR par transmission pour l'assujetti, plafonnés à 15 000 EUR par année civile. Pour une plateforme agréée, le montant est de 750 EUR par transmission, plafonné à 100 000 EUR.

La tolérance annoncée au démarrage reporte-t-elle la réforme ?

Non. Le communiqué ministériel n° 898 du 11 juillet 2026 et le guide pratique DGFiP publié le même jour décrivent une application non immédiate, non automatique et non aveugle des sanctions. Cette approche vaut quand la difficulté est réelle, documentée et suivie de corrections. La foire aux questions DGFiP du 27 août 2026 répond « Non » à la question « Y aura-t-il des sanctions en 2026 ? », tout en rappelant que le régime de sanctions existe. Les dates légales et le barème restent en vigueur. Aucun de ces textes ne fixe de date de fin à cette phase ; seule la foire aux questions donne une réponse bornée à 2026.

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