Revolut Business est-il une plateforme agréée ?
Non. Revolut Business ne figure pas dans la liste des plateformes agréées immatriculées par la DGFiP. Il n'apparaît pas non plus dans celle des dossiers en attente de tests d'interopérabilité, vérification faite le 4 septembre 2026. C'est un compte professionnel doté d'un module de facturation, pas un intermédiaire réglementé.
Sur quelle plateforme agréée Revolut Business s'appuie
L'éditeur ne le documente pas. Sa page consacrée à la facturation, relevée le 28 août 2026, dit : « Revolut Business vous permet de créer des factures électroniques en quelques minutes depuis votre application mobile ou web Revolut Business. » Elle décrit un envoi par e-mail avec un lien de paiement. Ni la réforme, ni une plateforme agréée n'y sont mentionnées. La rubrique « Dépenses et facturation » du centre d'aide, relevée le même jour, n'en parle pas davantage.
Dans un entretien publié par le Journal du Net le 2 octobre 2025, le directeur général de Revolut Business déclarait : « Oui, nous avons l'intention de devenir plateforme de dématérialisation partenaire (PDP) agréée en France, avec un lancement prévu en 2026 afin d'aider les entreprises à se préparer avant l'entrée en vigueur de la réglementation en septembre 2026. » Au 28 août 2026, rien de tel n'apparaît dans les listes de la DGFiP ni sur le site de l'éditeur. Dossier déposé ou non, l'éditeur ne le dit pas.
Une précision qui compte
Le 10 août 2026, Revolut a publié sur son blog : « C'est officiel, Revolut est désormais une banque agréée en France ». Il s'agit d'une licence bancaire. Une banque agréée n'est pas une plateforme agréée : autre autorité, autre objet.
Sa page d'accueil cite aussi des connecteurs comptables : « en France, vous pouvez intégrer votre compte Revolut Business à des applications de comptabilité populaires comme Pennylane, Sage 100 France, Sage 50, Time, Odoo, Indy, Cegid Quadra, Axonaut, et plus de 45 autres ». Pennylane, Indy, Axonaut, Sage, Odoo et Cegid figurent sur la liste des plateformes agréées, nous l'avons vérifié. Mais l'éditeur présente ces connecteurs comme un moyen de « synchroniser vos données », pas comme un raccordement pour la facture électronique.
Ce que cela change pour vous
Depuis le 1er septembre 2026, tout assujetti à la TVA établi en France doit pouvoir recevoir une facture électronique par une plateforme agréée, micro-entreprise comprise. Revolut Business ne peut pas jouer ce rôle seul, et l'éditeur ne nomme aucune plateforme qui le jouerait.
Si votre facturation vit déjà dans l'un des logiciels cités plus haut et présent sur la liste, c'est de ce côté que la réception se règle. Sinon, deux points de départ, sans inscription : les plateformes agréées gratuites pour recevoir et le simulateur, sans email.
Méthode : le statut d'immatriculation est recoupé contre les deux listes officielles de la DGFiP que nous versionnons. Le raccordement est relevé sur les pages de l'éditeur, à l'écran, avec sa citation exacte et la date du relevé. Nous ne déduisons rien : quand l'éditeur ne dit pas quelque chose, la fiche écrit qu'il ne le dit pas.
Questions fréquentes
Revolut Business peut-il transmettre mes factures électroniques ?
Pas par lui-même : la transmission passe obligatoirement par une plateforme agréée, et Revolut Business n'en est pas une. Au 28 août 2026, l'éditeur ne nomme aucune plateforme agréée à laquelle son module de facturation serait raccordé.
Revolut a annoncé vouloir devenir plateforme agréée : où en est-on ?
L'intention a été exprimée par le directeur général de Revolut Business dans un entretien au Journal du Net le 2 octobre 2025, avec un lancement annoncé pour 2026. Au 4 septembre 2026, Revolut n'apparaît ni dans la liste des plateformes agréées, ni dans celle des dossiers en attente de tests d'interopérabilité, et le site de l'éditeur ne mentionne pas la réforme.
Les factures créées dans Revolut Business sont-elles des factures électroniques au sens de la réforme ?
L'éditeur emploie l'expression « factures électroniques » sur sa page de facturation, mais il décrit un envoi par e-mail avec un lien de paiement. Il ne dit rien du format ni d'une transmission par une plateforme agréée. Nous n'en déduisons pas que ces factures répondent à la réforme : l'éditeur ne le dit pas.