QuellePlateformeComparateur indépendant
Réception obligatoire pour tous les assujettis à la TVA établis en France, redevables ou non, depuis le 1er septembre 2026 Émission : possible dès maintenant, obligatoire depuis le 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et ETI, à partir du 1er septembre 2027 pour les PME, TPE et micro

Accueil › Exemple de facture électronique : une facture fictive lue donnée par donnée

Exemple de facture électronique : une facture fictive lue donnée par donnée

Réponse courte : à l'écran, une facture électronique ressemble à une facture ordinaire. Ce n'est pourtant ni une image ni un simple PDF : c'est un fichier de données structurées, au format UBL, CII ou Factur-X, qu'un logiciel lit sans rien ressaisir. Cette page le montre sur une facture fictive : ses données avec leurs codes officiels, un extrait de son fichier XML et ce que l'administration en reçoit.

Pour choisir la plateforme agréée qui applique ces règles à votre place : comparer pour votre situation, ou voir les plateformes agréées gratuites.

La facture, telle que la lisent le client et le fournisseur

Notre exemple est entièrement fictif : un entrepreneur individuel facture deux heures de maintenance informatique à une société. Les deux sont établis en France, la vente entre donc dans la facturation électronique entre entreprises.

RubriqueDans notre exemple
FournisseurAtelier Exemple, entrepreneur individuel, établi en France ; SIREN à 9 chiffres
ClientSociété Exemple, SAS établie en France ; SIREN à 9 chiffres
NuméroFA-2027-0042
Date d'émission15 octobre 2027
Type de documentFacture (et non avoir ni acompte)
Cadre de facturationPrestation de services, facture ordinaire
Ligne 1Maintenance informatique : 2 heures à 60,00 € HT
Total hors taxe120,00 €
TVA à 20 %24,00 €
Total à payer144,00 €

Sur le papier, rien de neuf. La différence est ailleurs : chacune de ces rubriques existe dans le fichier sous la forme d'une donnée nommée, avec un code et un format imposés. C'est ce qui permet à la plateforme agréée du client de l'intégrer directement dans sa comptabilité.

Les mêmes informations, en données structurées

Les codes BT viennent de la norme européenne EN 16931. La DGFiP les reprend dans l'annexe 1 de ses spécifications externes (version 3.2 du 30/04/2026), qui fixe le chemin de chaque donnée en UBL et en CII. Le tableau suit le format CII ; la dernière colonne est expliquée plus bas.

DonnéeCodeValeur dans l'exempleDès le démarrage ?
Numéro de factureBT-1FA-2027-0042Oui
Date d'émissionBT-220271015 (format 102 : AAAAMMJJ)Oui
Type de factureBT-3380 (facture)Oui
Code de deviseBT-5EUROui
Cadre de facturationBT-23S1 (prestation de services)Oui
SIREN du vendeurBT-309 chiffres, schéma 0002Oui
SIREN de l'acheteurBT-479 chiffres, schéma 0002Oui
Pays du vendeur et de l'acheteurBT-40, BT-55FROui
Total hors TVABT-109120.00Oui
Total de la TVABT-11024.00Oui
Ventilation de la TVA : base, montant, catégorie, tauxBT-116 à BT-119120.00 ; 24.00 ; S ; 20Oui
Quantité et unité de la ligneBT-129, BT-1302 ; HUR (heure)Non, trajectoire cible
Prix net de l'articleBT-14660.00Non, trajectoire cible
Nom de l'articleBT-153Maintenance informatiqueNon, trajectoire cible

Deux codes méritent un mot. Le type 380 désigne une facture ; un avoir, un acompte ou une facture rectificative portent d'autres codes, listés sur notre page avoir, acompte, rectificative. Le cadre S1 dit qu'il s'agit d'une prestation de services facturée normalement : les 13 cadres autorisés sont sur notre page cadre de facturation.

Un extrait du fichier XML

Dans le fichier, au format CII, ces données se présentent ainsi. L'extrait est volontairement incomplet : les « ... » marquent les blocs retirés pour la lisibilité, et les commentaires renvoient aux codes du tableau. Il ne passe donc pas tel quel les contrôles d'une plateforme.

<rsm:CrossIndustryInvoice ...>
  <rsm:ExchangedDocumentContext>
    <ram:BusinessProcessSpecifiedDocumentContextParameter>
      <ram:ID>S1</ram:ID>                         <!-- BT-23 : cadre de facturation -->
    </ram:BusinessProcessSpecifiedDocumentContextParameter>
    ...
  </rsm:ExchangedDocumentContext>
  <rsm:ExchangedDocument>
    <ram:ID>FA-2027-0042</ram:ID>                 <!-- BT-1 : numéro -->
    <ram:TypeCode>380</ram:TypeCode>              <!-- BT-3 : facture -->
    <ram:IssueDateTime>
      <udt:DateTimeString format="102">20271015</udt:DateTimeString>  <!-- BT-2 -->
    </ram:IssueDateTime>
  </rsm:ExchangedDocument>
  <rsm:SupplyChainTradeTransaction>
    ...
    <ram:ApplicableHeaderTradeAgreement>
      <ram:SellerTradeParty>
        ...
        <ram:SpecifiedLegalOrganization>
          <ram:ID schemeID="0002">SIREN DU VENDEUR</ram:ID>      <!-- BT-30 -->
        </ram:SpecifiedLegalOrganization>
        ...
      </ram:SellerTradeParty>
      <ram:BuyerTradeParty>
        ...
        <ram:SpecifiedLegalOrganization>
          <ram:ID schemeID="0002">SIREN DE L'ACHETEUR</ram:ID>   <!-- BT-47 -->
        </ram:SpecifiedLegalOrganization>
        ...
      </ram:BuyerTradeParty>
    </ram:ApplicableHeaderTradeAgreement>
    ...
    <ram:ApplicableHeaderTradeSettlement>
      <ram:InvoiceCurrencyCode>EUR</ram:InvoiceCurrencyCode>     <!-- BT-5 -->
      <ram:ApplicableTradeTax>
        <ram:CalculatedAmount>24.00</ram:CalculatedAmount>       <!-- BT-117 -->
        <ram:TypeCode>VAT</ram:TypeCode>
        <ram:BasisAmount>120.00</ram:BasisAmount>                <!-- BT-116 -->
        <ram:CategoryCode>S</ram:CategoryCode>                   <!-- BT-118 -->
        <ram:RateApplicablePercent>20</ram:RateApplicablePercent><!-- BT-119 -->
      </ram:ApplicableTradeTax>
      ...
      <ram:SpecifiedTradeSettlementHeaderMonetarySummation>
        ...
        <ram:TaxBasisTotalAmount>120.00</ram:TaxBasisTotalAmount>              <!-- BT-109 -->
        <ram:TaxTotalAmount currencyID="EUR">24.00</ram:TaxTotalAmount>        <!-- BT-110 -->
        ...
      </ram:SpecifiedTradeSettlementHeaderMonetarySummation>
    </ram:ApplicableHeaderTradeSettlement>
  </rsm:SupplyChainTradeTransaction>
</rsm:CrossIndustryInvoice>

Une facture Factur-X réunit les deux : un PDF lisible par vous, et ce fichier XML joint à l'intérieur pour les logiciels. Les trois formats sont comparés sur notre page Factur-X, UBL et CII.

Ce que l'administration en reçoit

Le client reçoit la facture complète. L'administration fiscale, elle, reçoit de la plateforme les « données réglementaires » de la facture, dans un flux appelé flux 1, au format UBL ou CII. Le dossier général des spécifications (§ 3.6.3) prévoit un socle de données exigé dès le démarrage, le 1er septembre 2026, qui « sera complété au moment de la généralisation du dispositif ».

Dans l'annexe 1, chaque donnée porte sa trajectoire : « démarrage » ou « cible ». Les données d'en-tête de notre exemple sont exigées dès le démarrage : numéro, date, type, cadre, SIREN des deux parties, totaux et ventilation de la TVA. Le détail des lignes, quantité, prix et désignation, ainsi que l'adresse de livraison, relèvent de la trajectoire cible. Les ventes à des particuliers et à l'étranger suivent un autre chemin, l'e-reporting (flux 10).

Ce que vous avez à faire

Rien de tout cela ne s'écrit à la main. Votre logiciel ou votre plateforme agréée produit le fichier à partir de la facture que vous saisissez. Vérifiez seulement qu'il gère les données nouvelles : le SIREN du client, la nature de l'opération, l'adresse de livraison si elle diffère et l'option pour la TVA d'après les débits, détaillées sur notre page mentions obligatoires. Pour choisir l'outil, le simulateur applique la même grille publique à tous les visiteurs.

Facture fictive : aucun nom, numéro ni montant ne correspond à une entreprise réelle. Sources vérifiées le 30/10/2026 : spécifications externes de la facturation électronique, version 3.2 du 30/04/2026 : dossier général (§ 3.6.3, notes 95 à 100, note 71 sur les profils « Base » et « Full ») et annexe 1 « Format sémantique FE e-invoicing, flux 1 », version 1.2 (onglet CII : chemins, format de date 102, schéma 0002 du SIREN, trajectoires).

Questions fréquentes

À quoi ressemble une facture électronique ?

À l'écran, à une facture ordinaire. Mais le document est un fichier de données structurées, au format UBL, CII ou Factur-X : chaque rubrique (numéro, date, SIREN, montants, TVA) y est une donnée nommée et codée, lisible par un logiciel sans ressaisie.

Un PDF envoyé par e-mail est-il une facture électronique ?

Non. Un PDF ordinaire n'est qu'une image de la facture. Une facture Factur-X est un PDF qui contient en plus un fichier XML structuré : c'est ce fichier qui en fait une facture électronique au sens de la réforme.

Que signifient les codes BT sur une facture électronique ?

Ce sont les identifiants des données de la norme européenne EN 16931 : BT-1 pour le numéro, BT-2 pour la date, BT-3 pour le type de facture, BT-23 pour le cadre de facturation, BT-30 et BT-47 pour les SIREN du vendeur et de l'acheteur.

Quelles données de ma facture l'administration reçoit-elle ?

Les données réglementaires, transmises par la plateforme dans le flux 1. Dès le démarrage : numéro, date, type, cadre, SIREN des parties, totaux et ventilation de la TVA. Le détail des lignes et l'adresse de livraison relèvent de la trajectoire cible, prévue à la généralisation du dispositif.

Dois-je écrire le fichier XML moi-même ?

Non. Votre logiciel de facturation ou votre plateforme agréée le produit à partir de la facture que vous saisissez. À vous de vérifier qu'il gère le SIREN du client et les autres données ajoutées par la réforme.

Où trouver la liste officielle des données d'une facture électronique ?

Dans l'annexe 1 des spécifications externes de la DGFiP (version 1.2 au paquet 3.2 du 30/04/2026), publiées sur impots.gouv.fr. Elle donne pour chaque donnée son code, sa cardinalité, son chemin en UBL et en CII et sa trajectoire.

Et maintenant ?

Deux façons de choisir une plateforme agréée, sans email ni inscription.

Comparer pour votre situationVoir les plateformes gratuites